L'église de la période post-apostolique jusqu'au 15e siècle


Entre 500-1000

Introduction

L’église connait une période connue comme les siècles obscurs qui fait plus spécifiquement allusion à la dépravation de la papauté de 900 – 964. Cependant elle est souvent remonté au Ve siècle parce que déjà depuis 476 il y avait un glissement (déclin) dans le christianisme qui a fait dire aux historiens que l'église entrait déjà dans la période noire, sombre, obscure de son histoire. Cette période va généralement jusqu'à l'an 1000.
L’église qui se latinise est plus préoccupée par la conservation et l’extension de son pouvoir politique sur les territoires de l’empire que de la propagation réelle de l’évangile. Cette ère laissera une grande porte d’expansion à l’Islam et aussi à des réactions inappropriée comme les croisées.
La philosophie à cette époque était la souveraineté de Dieu. Si Dieu voulait sauver les nations, il le ferait, même sans nous. Cela a commencé avec le désir de consolider la position des évêques métropolitains au 5e siècle et donc renforcer l'administration centrale, ce qui contribuera, lentement mais surement, à tuer le zèle missionnaire de l'église.
C'est un peu plus tard que des gens ont commencé à contester cette philosophie et ainsi essayer de se lancer dans les actions missionnaires. Ce n'est pratiquement qu'au 18e s, avec William Carey, que les vrais efforts missionnaires bien organisé vont voir le jour.
Néanmoins, contre toute attente, cette période aura démontré aussi une riche floraison chrétienne dans les parties profondes de l’Afrique noir.

Des poussées missionnaires vers le Sud de l’Ethiopie

Origène sous-entend une présence chrétienne sensible à la mission en Ethiopie en 250 AD et  mentionne le besoin missionnaire qui demeurait en Ethiopie au-delà du Nil. Les évidences de cette présence sont soutenues entre autre par la mention de la présence de moines Nubiens au 4e siècles et le fait qu’il est reconnu que plusieurs chrétiens Egyptiens fuyant les représailles de la période de la crise Arienne s’enfuirent vers la Nubie.

La Christianisation de la Nubie

Déjà en 540AD l’empereur Romain Chalcédonien Justinien I le Grand (527-565 C.E.) organise une expédition évangélisatrice dont les efforts changeront profondément la culture des territoires de la Nubie.
Bien que ses mobiles fussent principalement politiques, il était porteur de la croyance chrétienne orthodoxe qu’il avait l’ardent désir de voir atteindre les terres non chrétienne. Elle n’arrivera que plus tard. Son adversaire sur ce terrain doctrinale, sa femme, la Reine Théodora, qui soutenait la doctrine Monophysite, réussira, par des intrigues, à freiner son expédition pour assurer que son propre envoyé, le missionnaire Julien fut le premier missionnaire à atteindre cette région. Julien lui-même un prêtre de l’église, respecté pour son érudition et son engagement en faveur de l’expansion de la foi dans les territoires non conquises et fortes des royaumes Nubiens. La mission de Julien, bien que de court durée, (542-544) deux ans, connut un grand succès. Le roi de Nobatia, un territoire Nubien, se converti et professa publiquement sa foi en faveur de laquelle il dirigera le royaume. L’évêque Theodore, le compagnon Egyptien de Julien poursuivi l’œuvre avant d’être succédé par l’évêque Longin qu’il avait ordonné lui-même. Ce dernier poursuivi l’œuvre encore plus au Sud atteignant le Royaume de Alwa et les tribus Blemneys jusqu’à la conversion de tout le haut Soudan. Vers la fin du 6e siècle plusieurs autres missionnaires furent envoyés. La Nubie fut entièrement conquise à la foi chrétienne d’une manière qui modifia profondément sa culture calquée pendant des décennies sur celle de l’Egypte. L’église Nubienne reconnut l’autorité spirituelle du patriarche d’Alexandrie. 

La floraison de la foi sous Merkurios de Makuria

Cependant c’est véritablement vers 700AD que l’Eglise fleurira véritablement dans la Nubie sous l’empereur Merkurios de Makuria (697-710).
Le règne du roi Merkurios de Makuria fut marqué tant d’exploits politiques que religieux. Des centaines d’églises appartenant à la période allant du 8 e au 11 siècles furent excavés. Les récits de visiteurs dans ce royaumes ont parlé de sept diocèses a Makuria, 400 églises et mentionna des églises décorée d’or à Soba la capitale. L’église nubienne réussi à développer une littérature religieuse et des traductions des Ecritures dans les langues nubienne. Plusieurs évêques noires partageaient les charges du presbytre avec les évêques coptes et grecques.
L’association de l’église avec la royauté lui donna la force de son expansion religieuse et artistique ; mais constitua aussi l’élément qui provoquera sa chute soudaine et sa quasi-disparition. 

Déclin et conclusion

A partir de 1172 l’invasion de l’Egypte par les turques Mameluk créa une situation qui va nécessiter des décisions politiques au niveau de l’empire nubien. Des erreurs tactiques de la royauté, l’attrait qu’exerçaient les richesses des royaumes sur les pillards turcs et arabes ont attiré des raids rapides qui détruisirent la souveraineté du royaume et livrèrent les églises (constructions) nubiennes, proie de premiers choix aux envahisseurs. La foi semble avoir survécu ces évènements, tant dans le royaume de Makuria que dans Alodia où la souveraineté de l’état fut conservée plus longtemps. Mais, la promotion des mariages interreligieux avec les femmes nubiennes chrétiennes par les arabes musulmans servi efficacement à l’achever et a dépouiller les nubiens de leur terres ; de même que le manque de prêtres (ministres) pour le culte à partir d’un certain moment.
Des restes de monastères ont été découverts dans la région du lac Tchad et la présence humaine datée des années 1500. Ils laissent la possibilité de croire que néanmoins les chrétiens nubiens avaient essayé de s’étendre vers  découverts bien que leur vision missionnaire semble avoir été assez faible. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire